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February 23 Terre " ma..boule"
Sur l'écorce de ma feuille, les mots s'écorchent Les maux s'accrochent au sang que l'encre recueille Englués dans la roche d'un sol devenu cercueil La terre ne s'écrie pas, elle s'époumone en torche
A force d'abuser d'elle, à bombe qu'on amorce Elle va nous expliquer en messages catastrophes Après avoir parlé en morse plus question qu'elle désamorce Y'a que les sages qui ont l'étoffe, bien plus que mes strophes
Elle s'échine jusqu'à vomir ses entrailles, excédée Exécrant en mailles à l'envers un tissu biliaire Un peuple en mire cache en braille son âme éventrée D'un cachemire écharpé qui enveloppe tes hivers
Un tsunami des îles, un cachemire en péril Des boings qui se crachent aux tortures de tyrans La volaille s'aggripe, et tout va bien pauvres imbéciles On crève encore à Paris, là, ça change de continent
Ils aiguillent Ariane sur un fil, en dollars d'amarres Sur une lune au clair d'un croissant qui nourrirait Puis pour arroser le désert, cherchent l'eau de mars Des fonds pour le pire, ça, ils n'en trouvent jamais
L'humanité est concernée, mais cernée par des cons Les puissants d'un monde, impuissants devant l'immonde A croire que l'ena engendre des cerveaux sans fond Et au fond je crois, à cerveau sans coeur rien n'abonde
J'aimerai juste que la lumière et l'amour dans mon corps Puisse amoindrir les peines, être des pansements d'aime A pouvoir me fondre en une larme à l'universel accord D'une perle d'eau cristalline, inondant tendrement la haine
La Gitane February 17 Parfum de vie...J’ai brûlé tant de jours dans les pleurs de mes nuits J’ai laissé tant d’amour, sur des routes d’ennui Puis un jour ton regard au miroir de mes yeux Un éclair qui s’égare au matin d’un soyeux
Les instants avec toi, c’est la vie qui commence L’avenir à tes pas, ça ressemble à la chance Le parfum de ta voix, m’enivre et me soulève Près de toi mon rêve, le bonheur m’enlève
Brisée par mes chaînes, j’ai voulu m’envoler J’attendais que tu viennes, pour enfin exister J’ai perdu le soleil, comme on perd la raison Envole-moi dans le ciel, montre-moi l’horizon
Puis tu m’emporteras au contraire de l’hiver Tu me réchaufferas d’un grand feu de lumière Et tu m’envoleras bien plus haut que l’univers Notre amour survivra par delà la poussière
Les instants avec toi, c’est la vie qui commence L’avenir à tes pas, ça ressemble à la chance Le parfum de ta voix, m’enivre et me soulève Près de toi mon rêve, le bonheur m’enlève
Ma musique c’est toi, tes mains mon arpège Parchemine mon corps, magique sortilège Tu verras sous mes doigts se dessiner le ciel Un décor d’étoiles au creux d’un arc-en-ciel
La Gitane February 16 Saison des Délices..
Comme la peau du serpent, la mienne se mue Mes frissons s'évaporent en gouttes de chaleur Mon âme emmitouflée, s'émerveille de ce chahut Impatiente que mes sens se réveillent en douceur
L'hiver range son manteau, le soleil, ironique se pommade Un peu rageur,l’hiver envoie encore quelques boules de coton Lauriers et sapins sont restés verts, sous giboulées brimades Dame terre s'étire, s'éveille paresseuse, encore sous l'édredon
Bulbes et vivaces, croissent en silence, s'ornent de boutons Le jardinier est déjà à pied d'oeuvre, artiste de son paysage Escargots font la grimace, Râ n'est pas l’idéal compagnon Dans les cieux, hirondelles en ballet, sifflent l'atterrissage
Ô doux printemps, envie folle que tu apparaisses Je me sens naître dans mon corps, douces sensations Les rayons encore tièdes se font amants, me caressent Caresses frissons, mille baisers plein d'émotion
Les fleurs sortent leur tête, belles, belles, belles Roses pourpres, vivaces mauves, lavande de Provence Tout le jardin embaume, de ces parfums essentiels Les géraniums se font lierres, coeurs de marie dansent
La douce bise du vent, rend hommage à ces demoiselles Les moineaux battent des ailes, épargnés de l'hiver si lourd L'azur s'est fait peintre, coloré d'un bleu plus que ciel Parade de fleurettes, soleil radieux, roulez tambour
Oyé Oyé, la terre entière, solstice de printemps La vie s'est réveillée, les hommes sourient enfin Je bois jusqu'à l'ivresse, les tisanes du beau temps Ce temps où l'allégresse, dans le coeur et les yeux revient
Les femmes se font plus sensuelles, habillées de dentelle Dentelle qui fait fondre les hommes fantasmes indécents Jambes nues sur escarpins coquins, heureuses demoiselles Vous charmez sous le soleil, défilé audacieux et dansant
Mars enfin nous délivre ses merveilles, multicolores Femmes ou fleurettes, dans l'air s'évapore doux parfums Avril fera éclater les pétales, et le soleil aux aurores Printemps de miel, j'aime m'abandonner à ton essaim
La Gitane.. February 13 Les clés de ta vie..
Les clés des secrets de ta vie, sont cachées, au fond de toi Une, sans aucun doute, est lovée dans ton coeur, son écrin Tu cherches tes lendemains, tu trouves tes hier, trop froids La vie est une chasse aux trésors, le labyrinthe de ton destin
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Ton corps est comme un coffre rempli d'or, trésors si purs Pourtant parfois tu pleures, houle amère d'une larme lame Pourtant parfois tu ris aussi, et ta vie semble moins obscure Ton corps est tel un film, mais tu n'en connais pas la trame
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Tu déroules la bobine, sans jamais faire arrêt sur images Ton âme renferme des histoires ou bien des contes de fée Ton coeur s'ouvre en pétales quand tu aperçois son visage Puis se referme en bouton, pour avoir cru seulement rêver
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Tu as beau faire le tour de tes maux, ou tes envies d'ailleurs Au lieu de chercher la clé de ton bonheur, tu écris le silence Tu déraisonnes, tu te déchires, en pâture tu livres ton coeur Tu as perdu ton âme à l'horizon, tes yeux brûlent d'absence
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Tu restes pur, malgré toutes tes blessures, aveugle de l'azur Tu pensais tout connaître de toi, tu t'es perdu sur le chemin Il est temps que s'envolent tes interdits, faire tomber le mur La promesse d'un avenir ? Avance, sinon tu n'en sauras rien
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Jette au loin ta canne blanche, invalide de tes sens, écoute Ecoute en toi, tout ce qui se dit, sous tes plâtres en fêlure Tu entends les murmures?, cette voix aphone de ta déroute Laisse-la te dire qui tu es, défaire le marbre de ta sépulture
Et pourtant, les clés sont bien là, au fond de toi, et tu le sais
Comme un peintre, laisse toi guider par les couleurs chaudes Peu importe le pinceau, tu vivras à nouveau, lavé des traces Tu ne sentiras plus le froid ni l'amertume, sans plus de fraude L'air te semblera léger, enfin voyant, tu éviteras les impasses
Tu vois, les clés sont au fond de toi, sers-t-en, vis maintenant
La Gitane.. February 09 Précieux Instants.
Précieux comme un trésor trouvé Trop court oui, mais d’infini, gravé Bonheur bien plus grand que le temps Pour deux âmes à fleur de sentiments
De la grâce du ciel, à chacun une aile Quiétude exaltant un parfum immortel Comme un prélude joué à quatre mains Au souffle d’un vent d’autres lendemains
Boite à musique, d’où s’envole l’amitié Résonance d’un mot à la racine d’aimer Etincelle qui s’enflamme d’un toujours Bougie au cœur, même les mauvais jours
Boomerang de tendresse, en gouttes limpides Source claire à l’eau d’une fontaine sylphide A m’y être abreuvée déjà, j’ai gardé le goût Comme un millésime, au palais, c’est si doux
Il ne devient jamais poussière de souvenirs Il s’ancre à l’encre d’un présent devenir L’intense intensité ressentie de cet instant Vibre et délivre, à nos sens ivres, ce moment
Le parapluie sous les averses de nos peines L’ombrelle de fraîcheur, rosée de marjolaine Comme abonde une corne, d’une anse enlacée Aux mains à jamais jointes au sceau de l’amitié
La Gitane February 07 La Tendresse
La tendresse, c'est l'aube qui te caresse, D'un rayon de soleil traversant ta fenêtre Le tout premier bisou que tu adresses Ce nouveau jour que tu vois naître
La tendresse, c'est la douceur d'un câlin A la naissance d'un matin bleu Complice de ton sourire mutin Lumière de vie, qui fait s'ouvrir tes yeux
La tendresse, c'est l'envie de donner toujours Avec le coeur, des sourires plein de saveur Prenant la vie comme elle vient, avec amour Puis partager sans distinction, tout ton meilleur
La tendresse, c'est cette main que tu vas tendre A tes amis, à l'inconnu assis au coin d'une rue Sans même qu'il est besoin d'attendre Que tu comprennes à ses yeux, qu’il a plu
La tendresse, c'est l'étincelle d'un instant, Un sourire que ton coeur a dessiné Un bonjour enchanteur à un passant Qui illuminera toute sa journée
La tendresse, c'est un bébé lové sur sa maman Le baiser qu'elle pose sur ses joues Murmurant une chanson douce en le berçant Fusionnel instant magique si doux
La tendresse apaise les maux de souffrance Un cœur qui t’offre en partage Compassion juste, même en silence Une présence qui souffle, à ton ciel, les nuages
La tendresse n'est pas juste l'adage de la jeunesse, Elle brille aussi dans les yeux de nos aïeux Main tremblante dans la sienne, jolie vieillesse Qui s'aime aussi grand, que l'étendue des cieux
La tendresse ressemble à un collier d'or ou d'argent Où chaque maillon est une main qui fait une chaîne Des coeurs liés d'amitié et d'amour tendrement Qu'il pleuve ou fasse soleil, c'est doux comme la laine
La tendresse, c'est un jardin d'écoute et de respect C'est un bouquet de générosité et d'amour, Une aquarelle que le peintre couche sur le papier Un concentré silencieux de mots purs toujours
La tendresse, c'est tellement de choses encore, Un peu de toi, un peu de lui, un tout de nous Osmose de sentiments valant tous les trésors Une rivière d'eau de rose, fragrance de vous
La Gitane...
February 06 Renaissance
J’ai ôté mes habits de peine La boue collée à mes chaussures Il ne coule plus dans mes veines Qu’un sang transfusé, stérile de blessures
Mon âme en guenille se réveille Matin fœtal, à mes sens bon sens Renaissance, après un trop long sommeil Même si je tremble un peu à cette mouvance
Alors sur un bûcher, j’ai brûlé mes « hier » Aux flammes rageuses, jeté mes tristesses Dansé autour du feu, d’un passé cimetière Etre enfin au présent, si plein de caresses
Prélude d’une aube nouvelle, offrande de pardon Dans mon cœur, l’étincelle est sans abat-jour Même née par erreur, l’amour, mon panthéon Dessinera un cœur en guide, à vos pas, toujours.
Cristale, le 3 Juillet 2005 Ou renaissance de son âme bohème….La Gitane
February 05 L'idem
Les mots s'emmêlent et les lettres s’entrechoquent Aimer pend en breloque, l’i se chrysanthème L'amer s'éprend d'elle et son coeur se disloque Aimer c'est pas un troc, on ne deal pas l'i d'aime
Aimer c'est pas un crime ou bien qu'on la crame Au feu de son âme, à brûler la vie elle s'escrime Alors à quoi ça rime si l'amour périt en flammes ? Sur le macadam, un rêve, en cendres s'abîme
Son coeur en chiffon, ses songes au bord de l'eau Eponge ses maux comme la terre la mousson Une brume à l’horizon, éclipse le halo Le miel à fleur de peau, enrhume la saison
Doux sucré, à sa langue gorge l'aorte L'amer s'exile, las de son corps exsangue Son âme exhorte l’i banni et l'escorte Au bord du cil où l'ultime larme tangue
Les mots reviennent et les lettres s'affolent Aimer caracole en caresses vénusiennes, Douceur aérienne d'un ange qui la frôle Aversant sa corolle de promesses diluviennes
Point sur le i du bing oxygène le bang Aime oxyde le gang, en gésir sur le ring Pas de rewriting, l'amour est boomerang Ho! " bang bang", à l'idem leur coeur swingue
La Gitane
February 02 Désirs d'ailes
Une lune se meurt en croissant d'absence Et la nuit pleure des étoiles en silence Sous la voûte, un émoi mais l'écho n’a pas mal Elle rêve tout en soie, du noir au bleu matinal
Dans ses bagages de minuit, au lit d'un nuage Elle enlace des soupirs à l'eau d'un mirage Il voudrait être Éole, pour faire tourner les vents Changer les jours qui violent aux couloirs du temps
A son désir d'elle, il a mis des menottes Son coeur saigne l'appel, ses veines le ligotent Au parfum respiré ses yeux s'émeuvent Du sourire esquissé sa bouche s'abreuve
Le temps se tord de douleurs en écrits d'envies D’aveux sémaphores ils repeignent leurs vies Ses ailes déployées, il drape de velours La fleur intimidée d’essences ciel d'amour
Vois la gitane, celle qui parle aux anges Que Dieu me damne si elle voile tes louanges Aux présages cristallins de son coeur bohême Dans le creux de tes mains, écrira un poème
Et son corps te dira, les mots qui sont enfouis En braille sur son âme, d'un toucher infini Tes doigts liront la trame, sur sa peau de maux Tu caresseras ses drames, à fleur de sanglots
Effleurant la couche au satin du drap Un parfum à sa bouche à ton tempo naîtra De ses silences tatoués à l'eau des peurs Ses sens accordés fredonneront ta chaleur
La gitane January 26 Toi ma plume...Toi ma plume, tendre et docile, amie depuis l’enfance,
Tu sais le silence, tu sais mes émois et mes secrets. J’ai pu, avec toi, pleurer sans taire, enfouies mes souffrances, Tant d’années avec toi, et tant de mots confiés. Tu m’as vu déverser torrent de larmes, et de toi, jamais une complainte, Tu ne t’es jamais soucié de la couleur de l’encre, Je ne t’ai laissé nul repos, dans la nef de mon cœur, tu es sainte ! Tu as guidé ma main, sans même jamais jeter l’ancre. Jamais un reproche, sur la qualité du papier, Tu m’as laissée te prendre, tant le jour que la nuit, En continuant de t’abreuver, dans ce vieil encrier Sans te préoccuper de tes heures d’insomnies. Compagne silencieuse, tu m’as guérie de bien des maux, Tu as conjugué ma vie, au présent, pas à pas, sans crainte, Je t’ai usée, sans maltraitance, juste pour écrire des mots, Hier n’existe plus, je respire, avant que ne vienne demain. Et c’est toujours avec toi, que j’attrape au vol la juste mesure, Des petits bonheurs qui, au-dessus de moi, parfois se font câlins ! Nous vivons ensemble, l’ici et maintenant, dans l’attente d’un futur J’aurai tant voulu, avec toi, écrire mes autres lendemains. Aujourd’hui, c’est à toi que je veux dire, plume de mon cœur Au repos, dans ton plumier, lovée sur ton linceul de satin, Ho combien ma main t’a aimé, grâce à toi, moins de peurs, Tu as effacé à toi seule, mille et un de mes chagrins. Je te regarde avec le sourire, j’ai enfin trouvé ma demeure, Sois rassurée, hume, respire encore ce doux parfum, Ecrire pour tout dire, c’est fini, je n’ai plus peur, L’écrivain en herbe, deviendra peut-être plume de jasmin. Ecrit le 28 Janvier 2005 January 23 Au velours de tes mots
Au velours de tes mots, en fleur de caresse J’ai senti sur ma peau, s’écrire la tendresse D’un pourpre enflammé de pétales de roses Mon corps souffle à mon âme encore tant de choses
Et tes yeux me murmurent une histoire nouvelle Puis tes mains me susurrent, en touches aquarelle Tu esquisses mon grain, sur ma toile fébrile D’une essence jasmin qui m’emporte sur ton île
Ta bouche redessine mes courbes en douceur La passion je devine, est une chaude couleur Au pays d’où je viens, la douleur elle, sévit En voyage dans le tien, tout mon être a gémi
D’un amour en liqueur, boire encore ton ivresse Sous une lune qui pleure les jours qui cessent Un drap blanc de nuit pour couvrir nos « encore » Notre ciel se réjouit aux spasmes de l’accord
L’air me respire enfin et j’ai faim de vivre De mes jours bohémiens aujourd’hui je m’enivre Au creux de tes mains, tu dessines mon destin Un ange sur mon sein distille un doux parfum
La Gitane, le 23 Janvier 2006 |
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